Qui sont les « Morningophiles » ?

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Derrière cet anglicisme se cache une catégorie de la population souvent enviée, parfois incomprise mais qui toujours attise la curiosité : qui sont les morningophiles? Que font-ils de ce temps libéré et pourquoi ? Tout commence aux Etats-Unis avec Hal Elrod et son livre Miracle morning, vantant les vertus plurielles d’un lever aux aurores.

Des profils variés aux ambitions communes

Ce sont des parents trentenaires surmenés, de jeunes cadres dépassés par un rythme de vie dicté par le travail ou encore des étudiants désirant trouver un moment à eux. Dépassés par une vie sociale, familiale et professionnelle au rythme marathonien, ils ont voulu s’offrir un moment pour lire, jouer, méditer, écrire ou courir. Le lever au petit matin étant souvent le seul instant disponible qui leur reste, il a fallu le rogner sur leur temps de sommeil. Et mécaniquement, se coucher plus tôt pour respecter l’horloge biologique.

Des vertus considérables au prix d’efforts consentis

Les morningophiles se lèvent aux aurores afin de s’étirer, déjeuner en toute quiétude et commencer la journée relaxés. Mais pour éviter le fameux bouton snooze du réveil, ils ont fait le choix de se coucher plus tôt. Si l’on peut en effet se réveiller facilement aux cris stridents d’un radio-réveil, l’endormissement n’est pas logé à la même enseigne. C’est donc parfois au prix de plusieurs semaines compliquées que les enthousiastes au mouvement se convertissent en morningophiles. Une fois de l’autre côté du miroir, c’est un autre monde qu’ils disent avoir entre les mains. L’adage est connu ; il appartient à ceux qui se lèvent tôt. Mais pour y faire quoi, exactement ?

Le concept du “before work”

La dernière heure de sommeil est ainsi transformée en activités que les morningophiles jugent plus ressourçantes. Passée la phase d’acclimatation, ils retrouvent l’énergie de la jeunesse et le temps pour la dépenser. L’esprit étant plus vif le matin, c’est au chant du coq que certains font avancer des projets d’écriture. Pour une partie de la population active, ces instants sont les seuls qui leur appartiennent intégralement. Ils n’ont aucune obligation sociale, conjugale ou professionnelle puisque ce temps est sensé être alloué au sommeil.

En suivant l’exemple outre-atlantique, des salles de gym fleurissent et ouvrent avant le lever du soleil. Les morningophiles se retrouvent également avant le bureau dans des ateliers anti-stress, où ils écoutent de la musique, déjeunent et pratiquent le yoga.

Sommes-nous tous convertibles à ce rythme de vie ?

L’idée est diablement séduisante, sur le papier. Le sommeil est considéré dans notre société, à tort, comme l’ennemi de la productivité. La somme des choses à faire, des plaisirs à vivre et des activités à pratiquer dépasse l’entendement. On voudrait écouter le médecin traitant, prescrivant une heure de sport au quotidien, ainsi que les 7 à 9 heures de sommeil conseillées. Mais où caser ces activités chronophages dans un planning qui déborde déjà ? Les professionnels interrogés à ce sujet conseillent de respecter son horloge biologique : devenir morningophile ne doit pas se faire au détriment de la santé.


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